La prescription de médicaments stupéfiants en EHPAD répond aux mêmes exigences qu'en ville. Bien que le risque de fausse ordonnance y soit plus faible, il convient de respecter scrupuleusement les exigences réglementaires relatives à ces produits.
1. Un seul support autorisé : l'ordonnance sécurisée
Toute prescription de stupéfiants doit avoir pour support papier une ordonnance dite « sécurisée ». Celle-ci réduit considérablement le risque de falsification grâce à son « carré de sécurité » : un carré de micro-lettres, généralement dans le coin inférieur droit, où le prescripteur indique le nombre total de lignes de spécialités prescrites. Seuls des éditeurs agréés par l'AFNOR sont autorisés à fabriquer ces ordonnances.
2. Le chevauchement est interdit, sauf mention contraire
Une nouvelle prescription ne peut être établie ni exécutée par les mêmes praticiens pendant la période déjà couverte par une précédente ordonnance de tels médicaments. Une prescription qui en chevauche une autre n'est donc pas valable, sauf si le prescripteur en décide autrement : il doit alors porter sur l'ordonnance une mention expresse. La mention « chevauchement autorisé » écrite en toutes lettres suffit.
3. La rédaction peut être manuelle ou informatique
Le prescripteur doit indiquer en toutes lettres le nombre d'unités thérapeutiques par prise, le nombre de prises et le dosage de la spécialité. Cela ne signifie pas que l'ordonnance doive être manuscrite : elle peut être imprimée, sans oublier l'impératif d'utiliser une ordonnance sécurisée (à insérer alors dans l'imprimante).