Dans un contexte de tension sur les ressources humaines en EHPAD et structures médico-sociales, chaque levier d'optimisation du temps soignant mérite d'être exploré. Parmi eux, certaines adaptations a priori discrètes peuvent engendrer des gains immédiats. C'est notamment le cas de l'adaptation galénique du Kardégic®.
Ce traitement, largement prescrit en prévention cardiovasculaire, est la plupart du temps dispensé sous forme de sachet. Pourtant, il pourrait, dans certaines situations, être remplacé par une forme comprimée — uniquement avec l'accord et la prescription préalable du médecin.
Une forme galénique peu compatible avec les contraintes du terrain
Disponible principalement sous forme de poudre à diluer, le Kardégic® impose une préparation avant chaque administration : ouverture du sachet, dilution dans un volume d'eau, puis administration rapide après préparation.
Dans un environnement où les tournées de médicaments sont cadencées et où le temps infirmier est contraint, cette succession de gestes, répétée pour plusieurs dizaines de résidents, devient rapidement un facteur de surcharge opérationnelle.
Le comprimé : un gain de temps immédiat, sous conditions
Le passage à une forme comprimée d'acide acétylsalicylique, lorsque cela est médicalement pertinent, permet de simplifier l'administration. Contrairement au sachet, le comprimé est prêt à l'emploi et s'intègre aisément dans un pilulier produit en PDA, sans manipulation préalable.
Il est toutefois indispensable de préciser que cette optimisation ne peut en aucun cas être mise en place de manière autonome par les équipes soignantes ou les pharmacies. Elle doit obligatoirement faire l'objet d'une prescription et d'une validation médicale préalables, dans le respect du cadre réglementaire du circuit du médicament et de la responsabilité médicale.
La PDA : un levier structurant
Cette optimisation prend tout son sens lorsqu'elle s'inscrit dans une organisation en préparation des doses à administrer. En centralisant et en automatisant la préparation des traitements, la PDA permet de sécuriser le circuit du médicament, de réduire les erreurs et de libérer un temps infirmier précieux. Dans ce cadre, la compatibilité des formes médicamenteuses avec la PDA devient un enjeu clé ; les formes comprimées, facilement intégrables, y participent pleinement.